On imagine souvent que l’arthrose est causée par l’usure du cartilage, au point de jonction entre les os. A force de frotter l’une contre l’autre, les deux surfaces de cartilage finiraient par s’éroder.medecine naturelle

(source la nutrition.fr : https://www.lanutrition.fr/bien-dans-sa-sante/les-maladies/l-arthrose/les-nouveaux-traitements-de-larthrose )

Le cartilage est une couche mince (quelques millimètres au plus dans les plus grosses articulations) qui recouvre le bout des os et qui joue le rôle de « pneu » de l’articulation. Sa surface ferme et élastique est très lisse. Le cartilage est de plus imbibé de synovie, le liquide articulaire, présent normalement en très petite quantité, et de consistance filante (comme du blanc d’oeuf). Cette synovie est si efficace comme lubrifiant, que le cartilage glisse plus facilement sur le cartilage adjacent qu’un patin sur la glace !

Lorsque vous avez de l’arthrose, votre cartilage s’amincit puis disparaît. Mais ce n’est pas à cause de l’usure.

Au contraire : le cartilage n’étant pas irrigué par des vaisseaux sanguins, sa seule façon de se procurer des nutriments pour se renouveler est que la synovie y pénètre et y circule, car c’est dans la synovie que se trouve la « nourriture » des cellules productrices de cartilage. Or, cela ne se produit que sous l’effet des pressions provoquées par les mouvements : compressé puis relâché, le cartilage, un peu à la manière d’une éponge, s’imprègne puis expulse la synovie, se chargeant au passage des précieux nutriments qu’elle contient.

Ainsi, plus vous bougez, plus vous utilisez vos articulations, mieux votre cartilage est irrigué et peut se renouveler ! C’est le miracle du cartilage, qui ne s’use que quand on ne l’utilise pas.

Ainsi, bien souvent, le sportif qui souffre d’arthrose accuse le sport qu’il a pu faire jeune alors que le vrai responsable est en fait la décennie d’inactivité récente.

Lorsque vous avez compris ça, vous avez une avance immense sur les autres personnes qui souffrent d’arthrose. Non seulement vous éviterez les erreurs les plus communes des personnes qui veulent se prémunir de l’arthrose, mais vous avez les outils pour suivre une vraie stratégie efficace contre l’arthrose, qui peut être aussi simple que de… faire le bon choix au supermarché.

Une nouvelle théorie sur les vraies causes de l’arthrose

Car vous allez voir, sur le sujet de l’arthrose comme sur tant d’autres, vos aliments peuvent avoir l’effet de poison, ou de médicament, selon les choix que vous ferez.

Selon le Dr Cheras, un professeur de médecine australien, l’arthrose est causée par la qualité de votre sang, exactement comme les maladies cardiovasculaires. Les études épidémiologiques (études sur le nombre de personnes touchées par des maladies) indiquent un lien entre les deux maladies. (2)

Une étude a montré que les personnes ayant de l’arthrose dans les articulations de la main avaient 40 % de risque en plus de mourir de maladie cardiovasculaire. (3) Une étude menée par le Professeur Cheras a montré que les facteurs de risque annonçant une maladie cardiovasculaires, en particulier les problèmes de coagulation et de fluidité du sang, annonçaient aussi (dans une moindre mesure) l’arthrose. (4)

Ce phénomène pourrait s’expliquer par le fait que l’extrémité des os, juste en-dessous du cartilage, sont irrigués par des capillaires (vaisseaux sanguins extrêmement fins). Selon une récente revue d’études, cela pourrait jouer un rôle clé dans le déclenchement et la progression de l’arthrose. (5)

En fait, l’arthrose ne serait pas causée par la destruction du cartilage, mais par la mort des cellules de l’os, à l’endroit du cartilage, due à une mauvaise irrigation sanguine. On appelle cette partie de l’os « os subchondral ». L’interruption de l’irrigation sanguine entraînerait une baisse des apports en nutriments des cellules osseuses. Après la mort cellulaire, l’os se résorberait, se fissurerait, et le cartilage délicatement posé dessus serait affaibli puis endommagé et détruit.

Cette hypothèse est d’autant plus intéressante qu’une nouvelle étude publiée au Royaume-Uni semble précisément aller dans ce sens :

Il s’agit d’une étude épidémiologique sur les jumeaux atteints d’arthrose. (6) Dans cette étude, la consommation de fruits (hors agrumes) et d’alliacées (ail, oignon, poireaux) a démontré un fort effet protecteur contre le développement d’arthrose dans l’os de la hanche. Au contraire, la consommation de frites et de pommes de terre sautées a été associée à un risque beaucoup plus élevé. Or, les alliacées (ail, oignon, poireau) améliorent la circulation sanguine, en particulier dans les vaisseaux les plus fins comme les capillaires. Ce serait par ce biais qu’ils protègeraient de l’arthrose.

Méfiez-vous de la « glycation »

Cette étude a également établi un autre lien intéressant concernant l’arthrose : il s’agit des effets de la « glycation » pour déclencher la dégénération du cartilage et l’inflammation dans l’articulation.

La « glycation » est le phénomène au cours duquel du glucose se lie de façon irrémédiable à des protéines constitutives de vos tissus, ce qui peut empêcher ces protéines de fonctionner normalement.

Les protéines « glyquées » se forment proportionnellement à la quantité de glucose dans vos tissus, qui elle-même dépend de la façon dont vous réagissez à l’insuline. Il s’en trouve aussi dans votre alimentation : c’est le « grillé » si délicieux des pommes de terre sautées, des frites, de la peau de poulet rôtie, des côtes d’agneau au barbecue…

C’est pourquoi ces modes de cuisson sont malheureusement peu recommandés si vous souhaitez vivre longtemps et surtout en bonne santé.

Cette théorie est appuyée par le fait qu’il existe une corrélation entre la gravité de l’arthrose et le niveau élevé de protéines glyquées dans le cartilage. (7)

En effet, les récepteurs de protéines glyquées déclenchent une augmentation de l’activité catabolique des cellules inflammatoires, et notamment la production de cytokines et d’enzymes dégradant la matrice du cartilage, qui est faite de fibres de collagène. (8) Un cycle d’inflammations se déclenche dans le corps, ce qui nuit fortement au cartilage, comme le savent toutes les personnes qui ont lu nos rapports détaillés sur l’arthrose.

Le meilleur régime pour prévenir l’arthrose

L’accumulation de protéines glyquées dans votre corps peut être fortement réduite si vous évitez déjà d’en manger, c’est évident. Les aliments grillés, rôtis, frits sont très mauvais de ce point de vue, en particulier lorsqu’il s’agit de noix de tous types (incluant les amandes, noisettes, noix de cajou…), les chips, les frites, les viandes et les œufs, les fromages et les huiles de cuisson.

Je sais, ce sont de mauvaises nouvelles, mais votre bien compréhensible tristesse sera peut-être atténuée par l’information suivante : faire mariner vos viandes dans le jus de citron ou le vinaigre avant de les griller réduit fortement la glycation. Et il existe aujourd’hui des techniques de cuisson à basse température qui permettent une cuisine délicieuses, comme par exemple le four à basse température.

J’ajouterais que la qualité déplorable et l’absence de goût navrante des fruits et légumes que l’on trouve actuellement dans le commerce (y compris les boutiques bios) est une raison de plus de ne pas faire surcuire ses aliments. On évite ainsi qu’il ne se transforment en bouillie insipide.

Evitez la glycation spontanée dans vos tissus

Vous aviez toutefois noté que votre corps produit malheureusement lui aussi des protéines glyquées, quand bien même vous n’en auriez pas dans votre alimentation. C’est vrai, mais souvenez-vous aussi que cette production est proportionnelle à la quantité de sucre que vous avez dans vos tissus.

Or, si vous avez beaucoup de sucre, c’est parce que vous mangez trop des nourritures qui se transforment trop rapidement en sucre. Et que, avec le temps, votre sensibilité à l’insuline a diminué, puisque, normalement, quand votre taux de sucre sanguin monte, votre pancréas fabrique une hormone, l’insuline, qui va « ouvrir » des petites portes dans vos cellules, qui vont absorber le glucose sanguin et ainsi, miraculeusement, faire baisser votre taux de sucre, et limiter la glycation.

Pour éviter de développer une résistance à l’insuline et ainsi réduire la formation endogène de protéines glyquées (endogène veut dire : à l’intérieur de votre corps, autrement dit produit dans vos tissus, et non issu de l’alimentation), il faut suivre une diète alimentaire à faible index glycémique (ce qui est tout un sujet en soi, mais vous pouvez aller faire un tour sur le site montignac.com ou lanutrition.fr pour tout savoir sur l’index glycémique).

Enfin, et c’est là aussi tout un sujet en soi, il existe des produits naturels qui vont ralentir votre vitesse d’absorption du sucre que vous mangez, et des plantes qui maintiennent une bonne sensibilité à l’insuline, comme le chardon-Marie le ginseng coréen, l’olivier. Le résultat sera un meilleur contrôle de votre niveau d’insuline – et vous pourriez constater de fortes améliorations sur vos douleurs articulaires, parmi tous les bienfaits que vous en retirerez.

Pour conclure sur le chapitre des plantes, vous vous souvenez que l’effet protecteur des alliacées (surtout l’ail) contre l’arthrose est probablement dû à leur effet sur la microcirculation sanguine.

Mais il existe de nombreux fruits qui ont également des bienfaits sur la circulation : ce sont les légumes riches en oligo-proanthocyanidines et en anthocyanines, tels que les raisins et les petits fruits rouges et noirs. D’autres plantes sont bénéfiques pour la microcirculation et pourraient contribuer à prévenir l’arthrose : la myrtille, les extraits d’écorce de pin, le Gingko biloba.

Contre la douleur : l’harpagophytum

Cette plante est récoltée dans les déserts sablonneux d’Afrique du Sud et de Namibie. Les racines de la plante sont utilisées pour fabriquer des gélules qui renferment les principaux principes actifs : harpagoside, harpagide, procumboside, procumbide, des substances anti-inflammatoires et analgésiques.

Pour un rhumatisant, des cures de cette plante apportent en général un soulagement rapide et spectaculaire qui peut aider à réduire les doses des médicaments. Beaucoup disent ne plus s’en passer.

Une étude publiée en 2003 montre une forte réduction de la douleur et des symptômes de l’arthrose chez 75 patients traités avec de l’harpagophytum. La douleur régresse de 25 à 45 % alors que la mobilité augmente d’autant. (1) Une étude anglaise de 2007 confirme ces résultats tant au niveau de la mobilité articulaire que de la douleur (1 bis). La plante favoriserait aussi la détente musculaire. L’harpagophytum serait aussi efficace que des médicaments pour calmer les inflammations et les douleurs de l’arthrose si l’on en croit l’ensemble des études conduites sur le sujet.

Une étude française a été conduite sur 122 personnes souffrant d’arthrose de la hanche et du genou. Pendant 4 mois, une partie des volontaires a pris 435 mg d’harpagophytum par jour pendant que l’autre prenait un médicament anti-inflammatoire appelé diacerhéine. Les douleurs ont diminué de la même manière dans les deux groupes. Les patients du groupe harpagophytum utilisaient moins de médicaments anti-douleur à la fin de l’étude. Ils souffraient également moins de diarrhées que ceux qui suivaient le traitement anti-inflammatoire chimique (26 %)(2).

Une autre étude de 2003 a comparé chez 44 personnes l’efficacité de l’harpagophytum à celle d’un anti-inflammatoire non stéroïdien, le rofecoxib ou Vioxx, aujourd’hui retiré du marché en raison d’effets secondaires graves. Les patients pouvaient continuer à suivre en parallèle leur traitement habituel ou l’interrompre s’ils allaient mieux. Six semaines après le début de l’étude, 10 patients avaient pu, grâce à l’harpagophytum, suspendre pendant plus de 5 jours leur traitement habituel. Ils n’étaient que 5 parmi ceux soignés avec le rofecoxib. Pour les autres, la réduction de la douleur était similaire dans les deux groupes, mais le nombre d’effets indésirables deux fois plus élevé chez les personnes qui prenaient le rofecoxib. (3)

Enfin, une large analyse de la littérature médicale publiée en 2006 a conclu que l’harpagophytum était significativement efficace à partir de 50 mg d’harpagosides. (4)

Le gingembre, un anti-inflammatoire méconnu

La médecine ayurvédique décrit le gingembre (Zingiber officinale) comme la plante de référence pour combattre les inflammations de toutes natures. Des recherches ont confirmé le caractère anti-inflammatoire des composés du gingembre. En fait, certains chercheurs estiments que le gingembre pourrait faire jeu égal avec des médicaments de dernière génération. (5)

C’est en s’appuyant sur son usage ancestral que des chercheurs ont eu l’idée en 1992 de tester de la poudre de gingembre dans l’arthrose. Après 3 mois d’utilisation, les trois-quarts des patients ont vu leur état s’améliorer. Certains ont poursuivi le traitement à base de gingembre pendant plus de deux ans et demi sans aucun effet indésirable notable. (6) Une étude clinique intéressante a été publiée dans le journal médical Arthritis and Rheumatism. Les scientifiques ont donné pendant 6 semaines à des personnes souffrant d’arthrose du genou, soit du gingembre soit un placebo. Les participants pouvaient prendre un médicament chimique si les douleurs étaient trop fortes. L’étude a été conduite sans que ni les médecins qui dirigeaient l’étude, ni les patients qui y participaient, ne sachent qui prenait le gingembre et qui prenait la pilule placebo. Les chercheurs ont constaté à l’issue de l’étude que les personnes ayant pris le gingembre, mais pas celles qui avaient pris le placebo, se déplaçaient avec plus de facilité, que leur douleur était moins forte et leurs articulations moins raides, signe que leur arthrose était grandement améliorée par le gingembre. (7)

En revanche une autre étude n’a pas montré de bénéfice supérieur du gingembre face à un anti-douleur classique comme l’ibuprofène (8). Plus récemment une autre étude a évalué l’effet de 720 mg de gingembre par rapport à celle de 50 mg de diclofénac (un médicament anti-inflammatoire) et à celle d’un mélange gingembre-diclofénac, le tout par rapport à un placebo. Sans surprise, l’association médicament+gingembre s’est révélée la plus efficace pour améliorer les symptômes d’arthrose du genou des participants testés (7 bis) . Pour les auteurs, « la poudre de gingembre permet d’améliorer les symptômes de l’arthrose,  avec un bon profil de sécurité » . Une revue des études sur les effets du gingembre contre l’arthrose a quant à elle conclu en 2014  que « de nombreux constituants du gingembre ont des rôles thérapeutiques potentiels dans l’améliorationdes symptômes de l’arthrose et même peut-être de l’arthrose elle-même » (7 ter).

Les études manquent pour pouvoir conclure avec certitude mais certains chercheurs suggèrent que le gingembre agirait progressivement.

Du curcuma pour lutter contre les douleurs et l’inflammation

Les effets positifs du curcuma dans les maladies inflammatoires ont tout d’abord été mis en évidence chez l’animal ou en laboratoire. Les études préliminaires menées sur l’homme n’ont pas permis de conclure. Ces disparités s’expliqueraient par la biodisponibilité du curcuma qui est faible : une fois absorbé celui-ci est rapidement éliminé de l’organisme. Pour répondre à cette problématique il existe des compléments alimentaires qui tentent d’améliorer la biodisponibilité du curcuma avec des extraits de poivre noir ou des phospholipides. Dans ce cas le curcuma semble plus efficace que les médicaments (14).

Le curcuma est probablement efficace pour diminuer les douleurs et ralentir la progression de l’arthrose (15) mais il convient de prendre un complément alimentaire avec une fréquence bien répartie au long de la journée (par exemple un comprimé matin, midi et soir).

Pour réparer le cartilage : glucosamine et chondroïtine

« , nous avons vu que des « molécules-éponge », les protéoglycanes, sont indispensables à la bonne santé du cartilage car elles assurent la souplesse et l’élasticité de ce tissus. Sans elles, le cartilage est incapable d’absorber les chocs, il craque, se fissure et peut s’user complètement.

Pour que les cellules de nos articulations puissent fabriquer des protéoglycanes, elles ont besoin de deux substances : la glucosamine et la chondroïtine. Normalement, les chondrocytes les synthétisent à partir du glucose des aliments au terme de plusieurs réactions biochimiques. Mais dans l’arthrose, les chondrocytes, même bien alimentés en glucose ne parviennent plus à accomplir correctement leur tâche. Les chercheurs ont découvert qu’on obtenait de bien meilleurs résultats en apportant directement aux chondrocytes la glucosamine et la chondroïtine préformées, sous la forme de suppléments par voie orale. Ces substances réussissent à stimuler la production de protéoglycanes et à normaliser le métabolisme du cartilage. Ce dernier est ainsi censé ne plus dégénèrer et pourrait théoriquement se reconstruire.

Depuis plus de 20 ans, les études ont été très contradictoires sur l’efficacité des suppléments de glucosamine pour soulager les douleurs en cas d’arthrose. On considère aujourd’hui que c’est une substance efficace pour l’arthrose mineure ou modérée. Cette amélioration apparaît dans un délai de 2 à 8 semaines et persiste plusieurs semaines après l’arrêt de traitement. Ceci serait dû aux effets anti-inflammatoires de la glucosamine. Par ailleurs, et c’est là tout son intérêt par rapport aux traitements anti-inflammatoires, la glucosamine permet à long terme de stabiliser le processus de destruction du cartilage. Deux études cliniques menées sur des personnes souffrant d’arthrose du genou ont montré que la prise quotidienne de 1 500 mg de sulfate de glucosamine pendant 3 ans permet de bloquer la progression de la maladie.(9) (10) Aucun effet secondaire significatif n’a été rapporté.

Et la chondroïtine ? Même si le dossier scientifique de la chondroïtine n’est pas aussi étoffé que celui de la glucosamine, les études cliniques dont on dispose pointent vers son efficacité. Comme la glucosamine, la chondroïtine ne fait pas que soulager les symptômes. Elle pourrait contribuer à stopper ou ralentir la progression de la maladie. Dans une étude sur 120 participants souffrant d’arthrose du genou, les chercheurs ont comparé l’impact d’une supplémentation avec 800 mg de sulfate de chondroïtine par jour pendant 3 mois, renouvelé une fois dans l’année, avec l’effet d’un placebo. Au bout d’un an, les personnes prenant la chondroïtine souffraient moins et les radiographies montraient que les lésions du cartilage avaient peu évolué. Comme pour la glucosamine, l’effet positif de la chondroïtine se prolonge après l’arrêt du traitement. (11) Pour finir, les chercheurs supposent que la glucosamine et la chondroïtine pourraient agir en synergie pour une plus grande efficacité.

 

les huiles essentielles

Gaulthérie couchée (Gaulthéria Procumbens)

Propriétés 
Sa très forte concentration en salicylate de méthyle (la molécule active de l’aspirine) lui confère des propriétés antidouleur et anti-inflammatoires comparables à celle de l’aspirine. Cette HE chauffante est aussi calmante grâce à son action hypotensive.

Usage
L’HE est déconseillée par voie interne, en diffusion et en application pure sur la peau. Elle doit être appliquée sur une zone très localisée, diluée à 25 % (1 goutte d’HE pour 4 gouttes d’huile végétale) dans une huile végétale ou un macérât huileux. Pour des applications plus étendues, limiter la concentration en HE à 5 % maximum du mélange.
Elle peut être utilisée en massage et en bain avec un dispersant.

Contre-indications

  • Femme enceinte
  • Femme allaitante
  • Allergie à l’aspirine
  • Anticoagulant ou trouble de la coagulation

Synergie

  • Menthe poivrée
  • Eucalyptus citronnée
  • Hélichryse italienne

Gingembre (Zingiber officinale)

Propriétés 
L’HE de gingembre est connue pour ses propriétés antidouleur, anti-inflammatoires et antioxydantes capables de soulager les douleurs musculaires et articulaires en inhibant l’action des cellules responsables de l’inflammation. À la fois tonique et relaxante, elle permet aussi de lutter contre les états de fatigue physique et psychique induits par les douleurs chroniques.

Usage
Cette HE peut être irritante pour la peau. Elle doit être appliquée sur une zone peu étendue, diluée à 20 % dans une huile végétale ou un macérât huileux.

Contre-indications

  • Femme enceinte
  • Enfants

Eucalyptus citronné (Eucalyptus citriodora)

Propriétés 
Cette HE calmante et relaxante aide à lutter contre le stress et apaise les douleurs grâce à ses propriétés anti-inflammatoires et antirhumatismales.

Usage
Appliquer cette HE en massage, diluée entre 10 à 20 % dans une huile végétale ou un macérât huileux ou dans le bain (avec un dispersant) seule ou associée à d’autres huiles essentielles.
Il est conseillé d’utiliser cette huile en privilégiant la diffusion et les applications locales.

Synergie

  • Gaulthérie couchée
  • Lavande officinale
  • Genévrier commun

Laurier noble (Laurus nobilis)

Propriétés 
C’est une huile puissante utilisée pour surmonter les craintes et le stress. Elle est très utile en mélange avec d’autres huiles essentielles pour lutter contre les douleurs articulaires de par ses propriétés antalgiques et anti-inflammatoires.

Usage
Cette HE peut provoquer des allergies. Elle doit être testée au pli du coude avant une application plus étendue et doit être utilisée sur de courtes périodes.
L’HE de laurier noble doit toujours être appliquée diluée entre 5 à 10 % dans une huile végétale ou un macérât huileux.

Contre-indications

  • Femme enceinte
  • Enfant

Synergie

  • Gaulthérie couchée
  • Camomille romaine
  • Pin sylvestre
  • Genévrier

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